Les nouveaux sénateurs manchois

Ce dimanche 24 septembre la moitié des membres du sénat a été renouvelée. Le sénat est la deuxième chambre dans le système politique français. Contrairement à l’assemblée nationale le sénat est un parlement, élu par délégation. Le vote indirect est effectué par des élus locaux, les conseillers municipaux, les conseillers départementaux et régionaux, les soi disant « grands électeurs ». Dimanche on devait renouveler 170 sièges parmi les 348.

Le Palais du Luxembourg, siège du Senat

40 candidats se sont présentés sur huit listes pour les trois sièges du département de la Manche. A la fin se voyaient élus Philippe Bas, qui retrouve son siège, Beatrice Gosselin qui elle aussi retourne au Palais du Luxembourg. La Manche envoie un nouveau à Paris, Sébastien Fagnen, représentant de L’Union de la Gauche. Communistes et socialistes ont créé une cooperation. Le maire de Cherbourg-Octeville, agé de 35 ans et maire de Cherbourg-Octeville prend la succession du socialiste Jean-Michel Houllegatte, qui ne se présentait plus pour faire de la place « pour un plus jeune ». Pari gagné, vu l’élection du jeune successeur.

Pari gagné aussi pour Philippe Bas, qui va commencer son troisième mandat. Bas figure parmi les membres profilés du sénat. Il a présidé la commission des lois, est devenu questeur du sénat en 2020 et a préside une commission d’enquête. Béatrice Gosselin qui a succédé à Jean Bizet en 2020, est la première femme élue depuis 2001.

Philip Bas, sénateur réélu

Philippe Bas et Béatrice Gosselin ont eu une stratégie gagnante en composant la même liste qui a devancée  celles des concurrents, entre autres celle de Valérie Nouvel, vice présidente du conseil départemental et binome d’André Denot pour la circonscription de Pontorson au  conseil départemental. On remarque que le Sud Manche n’a plus d’homme/femme politique d’envergure nationale.    

Le sénat est l’élément stabilisateur dans les institutions de la 5ème République. Il est composé des 348 membres, qui sont élus pour une période de six ans. Tous les trois ans la moitié de ses membres est réélue.

Contrairement à l’assemblée nationale le sénat jouit d’une indépendance dans les institutions françaises. L’assemblée nationale est une « chambre d’enregistrement », dépendant du gouvernement et du président de la République, qui peut la résoudre. Ni le gouvernement ni le président ne possèdent un tel pouvoir sur le sénat. Son président est le numéro 2 dans l’Etat derrière le président de la République. En cas de décès du président il entre dans cette fonction et organise l’élection d’un nouveau président.

Ce rôle de stabilisateur des institutions s’explique aussi par la période du mandat. La mandature de l’assemblée nationale et celle du président se concordent. La mandature de six ans d’un sénateur – contrairement aux cinq ans de l’assemblée nationale signifie un chevauchement. Ce système est renforcé par le renouvellement tous les trois ans comme on a pu le vivre ce dimanche 24 septembre.

L’élection des sénateurs connait deux modes différents. Ils sont élus d’après le système proportionel de listes dans les grands départements comme la Manche. Ou d’après le système de la majorité absolue, comme dans la Meuse. Dans ce département un grand nom de la politique française s’est retiré lors de l’élection de dimanche 24 septembre. Gérard Longuet, ancien président de la région lorraine, ministre de l’industrie, ministre de la défense et longtemps membre du sénat  ne s’est plus représenté à l’élection.

En tout, 79 000 grands électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche. Dans la Manche 1 699 électeurs étaient appelés à choisir les trois sénateurs à représenter la population du département.

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