Le juillet de la musique

La Boussac et Pleine-Fougères étaient les lieux de deux grands moments de la musique dans la Baie en ce mois de juillet 2023. Un groupe de Durban en Afrique du Sud et l’orchestre belge de Lédé les ont créés autour du 14 juillet.

Le grand problème de la région entre Pontorson et Saint Malo est qu’il n’y a pas de vraie salle multifonctionnelle avec une bonne installation de sonorisation qui puisse servir de salle de concert. Alors, on prend les églises qui, construites pour des chants religieux possèdent en général une bonne sonorisation.

Tuba et TRombonnes dominent le concert (c) wy.

Sortent de l’habituel quand même les églises de Pontorson en Normandie et de La Boussac dans le canton de Pleine-Fougères dans le Département d’Ille et Vilaine. Pourtant, si l’église de La Boussac est en soi une salle de concert, il faudrait travailler pour développer « le talent sonore » de l’église de  Pontorson. Reste le fait que l’église de la Boussac se prêterait à des concerts classiques ou à des chants choraux. Le village possède un atout qu’il faudrait peut-être développer.

Mais aussi des sons doux (c) wy.

D’ailleurs : avec l’église abbatiale du Mont Saint-Michel la région possède une salle de concert hors normes, mais en vérité inaccessible. On s’imagine mal un orchestre symphonique ou philharmonique de 70 ou 120 personnes monter les marches avec leurs instruments. On ne voit pas non plus ceux qui veulent écouter le concert s’équiper d’une lampe de poche pour sortir ensuite sur leur chemin vers la navette et ensuite sur le parking. Conseil qui avait été donné par l’épic, organisme de gestion du Mont Saint-Michel, lors du spectacle sons et lumière à quelques 15 000 spectateurs. Même en ce moment-là l’entreprise publique du Mont Saint-Michel ne pouvait se résoudre à éclairer les chemins et le parking pour les spectateurs.

 Tant que l’administration des monuments ne saura pas comment moderniser l’accès à l’abbaye pour une société vieillissante, on ne pourra faire de l’église abbatiale un haut lieu de la culture dans la Baie comme elle le mériterait.

On peut aussi imiter le son des grenouilles (c) wy.

Retournons à La Boussac après cette parenthèse et un orchestre qui fait simplement plaisir. 70 musiciens de Lédé en Belgique flamande avaient trouvé le chemin de La Boussac. Les musiciens de la ville partenaire de La Boussac ont passé trois jours dans la région faisant des visites touristiques et jouant deux concerts très différents. L’un en plein air, l’autre à l’église. Celui dans les jardins de Pleine-Fougères avec la liberté des sons qui se perdaient dans l’air et laissaient apprécier la puissance du jeu des musiciens.

 Un orchestre composé uniquement d’instruments à vent est puissant par la force des instruments. Dans l’église de La Boussac le son est capté, ne peut s’évader, emballe le public qui ne peut échapper à la force de la musique, d’autant plus que ce sont les trombones et les tubas qui dominent l’orchestre. Mais les musiciens savent surprendre. Tout d’un coup c’est une clarinette avec un son doux, prudemment accompagnée par les trompettes, ou le tromboniste qui produit le son des grenouilles. Ensuite nouveau changement vers le swing de Glenn Miller qui autrefois avait révolutionné la musique militaire aux USA. On remarque que les musiciens harmonisent bien entre eux et on remarque leur joie et leur grand plaisir de faire de la musique. La Boussac a connu une belle matinée de musique dans une église qui se prête comme salle de concert pour de futurs délices musicaux.

Quand ils jouent cela sonne comme un orage (c) wy.

Le même plaisir, mais d’une façon très différente, s’est fait sentir sur la place du centre ville et dans la salle Gas à Pleine-Fougères. On coopère beaucoup en Bretagne. Le « Festival de la musique folklorique du monde » est typique pour Saint-Malô, ville ouverte envers le monde depuis toujours. Et puisqu’il existe une bonne entente entre la ville des corsaires et Pleine-Fougères, il y a chaque fois un groupe international de musique qui vient s’y produire dans deux concerts. Au mois de juillet ce fut un groupe de Durban, de la République de l’Afrique du Sud, qui trouva ce chemin et qui se produisit en deux concerts.

Lorsque les deux musiciens tout à l’arrière du groupe battent leurs tambours, on a l’impression qu’il y a un orage qui s’abat sur la place. Il y a une coïncidence. Deux minutes plus tard une averse tombe sur la place. Tout le monde se réfugie en toute hâte dans la mairie. Les nuages partis un quart d’heure plus tard,  c’est de nouveau le son d’orage qui sort des tambours. Cette fois-ci ce n’est que le début pour un concert de chants et de danses qui impressionne. On a rarement entendu des voix aussi claires, parfois agressives, mais toujours fortes comme si la chanteuse était sur une colline pour appeler quelqu’un. Tout ceci avec un rythme des danseuses étonnant. Un concert fascinant et profondément impressionnant.

Des danses dynamiques sur la place de Pleine-Fougères après la pluie (c) wy.

La troupe fait une tournée européenne, se présente en France, en Belgique, au Pays Bas. Elle est arrivée au mois de juin et va retourner dans son pays au mois de septembre, laissant derrière elle une idée de la culture indigène de l’Afrique du Sud.         

Auteur/Autrice

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top